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mardi 13 décembre 2016

7 vérités sur les ethnies du Nord – Kivu

Photo du Mulopwemustafa's Blog - WordPress.com



Par Nguru Wasingya Anselme

22 ans de guerre, les acteurs socio –politiques, la communauté internationale, organisations non gouvernementales nationales et internationales, et les Nations Unies réconcilient les nordkivutiens (habitants du Nord – Kivu), malheureusement ce cycle des conflits armés divise les ethnies du Nord – Kivu.

« Etre de la communauté Nande ne signifie pas milicien maї –maї Mazembe, être de la communauté Hunde ne signifie pas milicien maї –maї Apcls (Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain), être de la communauté Nyanga ne signifie pas milicien de Nduma defense of Congo, être de la communauté Hutu ne signifie pas rebelle Fdlr (Forces de libération du Rwanda)…j’insiste»

1.  Le conflit armé au Nord - Kivu oppose des groupes armés sans civils

Le conflit armé est une guerre entre groupes d’auto – défense caractère ethnique au Nord - Kivu. La conquête des terres fertiles, habitation et élevages des animaux domestiques serait  l’origine du problème dans la province au Nord – Kivu. On retrouve en effet toutes les caractéristiques : une complicité de certains acteurs politiques, religieux, civils, pays, l’affrontement entre groupes armés et leur neutralisation par l’armée loyaliste. Helas ! Ce sont les nordkivitiens (habitants du Nord – Kivu) qui en sont victimes. Ainsi, si l’on fait le bilan de ces deux affrontements, on n’arrive pas même avoir le nombre exacts de morts, champs dévastés, maisons incendiées, villages désertiques. Un conflit armé qui devrait se résoudre autour d’une table.   

2.    La communauté « Nande » ne signifie pas  milice maї – maї Mazembe 

Quand il y a massacre des personnes d’une autre communauté par les miliciens qui parlent la langue Nande, Les acteurs politiques et medias qualifient la communauté Nande des « maї – maї ». Cette qualification est purement mensongère car la communauté n’engage pas ces miliciens bien qu’étant une force d’auto –défense. Les Nande cultivent leurs champs et font du commerce dans les territoires de Lubero, Beni et ailleurs au monde sans armes. Cette qualification fait penser à un conflit ethnique alors qu’il s’agit bien d’un conflit armé à résoudre par un dialogue. 

 3.    La communauté Hutu  n’est pas  rebelle Fdlr 

Une confusion règne, lors du génocide, les Hutus en provenance du Rwanda en 1994  et ceux qui ont vécu dans les territoires de Masisi et Rutshuru, province du Nord – Kivu avant l’indépendance de la  République démocratique du Congo. Bien sur soyons réaliste, les Hutus qui ont vécu  en RD Congo avant l’indépendance sont des congolais. Ils parlent une même langue. Les leaders de la communauté Hutu refusent qu’ils ne sont pas derrière les rebelles Fdlr. Les rebelles Fdlr actifs au Nord – Kivu  parlent la langue kinyarwanda sèment terreur et désolation.  Toute personne qui parle le Kinyarwanda n’est pas rebelle Fdlr. Les acteurs socio – politiques doivent lever cette équivoque pour que les communautés vivent en paix au Nord - Kivu

4. La communauté Hunde n’est pas milice maї – maї  Apcls 

Si toute la communauté Hunde était tatouée pour protéger le territoire de Masisi, les Hunde ne seraient pas atteints par des balles soit par une arme blanche lors d’un affrontement contre l’armée loyaliste. Le territoire de Masisi serait un autre Etat enclavé en RD Congo. N’oublions pas que les miliciens maї – maї  Apcls parlent aussi la langue Hunde. Très hospitaliers, les acteurs socio - politiques Hunde  n’arment pas les Hunde. D’ailleurs les députés provinciaux et nationaux de la communauté Hunde font partie du gouvernement congolais.   

5.  Bénie par les matières premières, la communauté  Nyanga n’est pas milice
   Nduma Defense of Congo  

Les rebelles Nduma defense of Congo faussent la réalité du territoire de Walikale. Ils  brûlent des maisons, tuent  et pillent les personnes de la communauté Nyanga tant qu’ils parlent la langue Nyanga. Dans le territoire de Walikale l’activité principale est de creuser de l’or, coltan... Les Nyanga cherchent la matière première sans armes dans des carrières minières. Ces dernières années, les activités furent stoppées par le gouvernement Congolais à Walikale à cause de l’activisme des groupes armés dont Nduma defense of Congo à la recherche de minerais au compte des certains acteurs politiques et multinationales. Les Nyanga aiment le sol et sous-sol du territoire Walikale.
 
6.    Justice populaire 

Si le code « œil pour œil et dent pour dent » était appliqué par les communautés responsables et engagées du Nord – Kivu, une personne d’une telle communauté ne pourrait pas circuler librement. Les ennemis de la paix, certains individus à la recherche des matières premières, terres fertiles, occupation des terres par force d’une telle communauté poussent à la justice populaire quand ils traversent leurs villages et villes. La tension monte entre la communauté entre la tribu « X et Y », poursuivent les violences, incendies des maisons, tueries de personnes, déplacement massif des citoyens, haines tribales, conflits armés certaines communautés troublées par la justice populaire. Ces individus divisent les gens. Ce phénomène regrettable, les défilés des acteurs socio – politiques, Onu, humanitaires Ong atterrissent et amènent les cercueils sur le lieu de massacre pour participer aux obsèques des morts, mener des investigations, venir en aide  aux victimes du massacre.   

10.  Réconciliation et  paix durable au Nord – Kivu

Les civils s’entretuent, une fille de la tribu « X » ne peut plus épouser un garçon de la tribu « Y », la gestion du conflit en cours et ses conséquences au Nord – Kivu sont insupportables. L’hymne national de la R.D.Congo prêche la paix, l’unité nationale,  malheureusement cette unité passe  inaperçue. Si on instaurait un programme « Nord – Kivu sans conflit tribal », la riche province du Nord – Kivu serait un paradis terrestre.  

mardi 29 novembre 2016

Père Vincent Machozi, héros de la paix



 
Photo droit tiers
« Pourquoi me tuez – vous ? », dernière phrase du Père Vincent Machozi.


Par Nguru Wasingya Anselme



A la veuille des festivités de Pâques, à 23 heures, du dimanche 20 mars 2016, le brave activiste de droit de l’homme et président internationale de la tribu Nande Révèrent Père Vincent Machozi a été assassiné par quelques dix militaires des Forces Armées de la République démocratique du Congo  lourdement armés à bord d’une jeep ont fait incursion dans son enceinte du centre social « Mon Beau Village », dans son village natal Vitungwe,  situé territoire de Beni, est de la RD Congo. 
Président de la communauté Nande, éditeur en chef du site web Beni Lubero online, activiste de droit de l’homme, père Assomptionniste zèle pour la paix au Nord – Kivu s’est  en allée tout jeune à 51 ans. Que la terre de nos ancêtres vous soit douce dans le monde invisible. Père Vincent naviguait sur l’ordinateur, dans la fraicheur nocturne de la cour du centre Mon Beau Village, tout à coup,  les militaires déchaînent une rafale de crépitement de balles sur lui : « Pourquoi me tuez – vous ? », s’allongea par terre et expira ; la dernière phrase du Père Vincent Machozi. 

  La mort tragique du Père Vincent a  choqué plus d’une personne, apparait comme une surprise devant la communauté Nande, confères pères, amis et connaissances.

Les voix de sans voix, taisez-vous
On ne peut pas vivre sans paix, communication.  L’apocalypse est proche ? Où va le monde ? « Assassiner les activités de droit de l’homme, les chevaliers de la plume, une façon de faire taire les voix de sans voix, les journaux écrits, les radios, le net, non à la dénonciation du mal dans la société et mains noirs des ennemis de la paix,  inacceptable vraiment». Sans information, sans paix et unification, le monde serait détruit. Pourquoi  haïr les bonnes idées? 
Justice et prix du sacrifice
Je ne savais pas si on peut arracher la vie  d’un  rebelle de la paix, réconciliation et unification  dans la province du Nord – Kivu déchirée par la guerre pendant plus  deux décennies. Quelle  injustice sur terre !  Les êtres humains, les animaux ont besoin de la paix voir  même nos dirigeants qui sont au pouvoir. Que justice soit faite. Que les auteurs de l’assassinat du Père Vincent Machozi  soient punis sévèrement par la loi. Les efforts fournies par Père Vincent Machozi ne seront pas vaines, l’université de Boston, Etats – Unis d’Amérique immortalisent ses œuvres en instaurant une bourse « Vincent Machozi ».
Si nous portions la paix, l’amour et le respect en cœur, ce monde ne serait pas divisé par la guerre.


jeudi 10 novembre 2016

Le roi du Zaïre est revenu en République démocratique du Congo

Photo de Mobutu Sese Seko,  président  du Zaïre,    capturée de l'écran.

Par Nguru Wasingya Anselme



On croyait que vivre la vraie démocratie de la Tanzanie, du Sénégal, du Kenya, quand nous chantons l’hymne national de la République démocratique du Congo. Ce derniers temps,  les discours de Joseph Kabila  ne reflètent pas la réalité  du pays.

C’est comme un spectacle de théâtre que nous assistons dans une salle, un acteur comédien vêtu en cravate, calme, humble, un peu mou, qui lisant un discours porteur d’espoir et promesses sur le plateau. A l’approche de l’acteur tout le monde est calme dans la salle. Toute oreille, les spectateurs auditionnent le discours. Après prestation, les spectateurs restent divisés dans la salle. Les spectateurs cherchent de vocabulaire dans le dictionnaire pour plaire à leurs tours les gens qui n’ont pas eu accès à la salle. En  RD Congo, nous vivons l’histoire du corbeau et le renard.

Je me souviens de sa prestation de serment,  Joseph Kabila Kinshasa après avoir emporté la présidentielle en RD Congo en 2006. Son discours  a  soulagé les congolais. Il est tard de le dire qu’ils sont impatients  d’attendre les réalisations, la confusion règne, les frais scolaires impayés par le gouvernement, les jeunes sans emplois, les fonctionnaires de l’Etat payés mais un bas salaire, absence  l’énergie électrique  dans nos maisons, s’accroche au pouvoir comme Robert Mugabe.

Vers le troisième tir au but

Je croyais que toute chose allait changer. Nul par au monde, on a jamais accordé à un jouer qui a raté de marquer son penalty,  la deuxième chance de jouer, les fans et joueurs du football club Tout Puissant  Mazembe  les savent. Pendant la séance du deuxième tir au but,  les savants du  Congo – Kinshasa pensent à retarder  les élections pour motif pas de l’argent et organisent un dialogue dans le but de marquer « troisième tir au but » dit « troisième mandat ». Ce dernier temps, à l’Est le sang coule et à l’Ouest les gens s’étonnent, expulsion des humanitaires vers leurs pays d’origine, emprisonnement des opposants, brouillage de signal et fermetures de radios ou télévisions, disparitions de journalistes, emprisonnements arbitraires, assassinat des activistes de droit de l’homme, interdiction de manifestation ou tenue de meeting dans les lieux publics par les opposants, retardement des élections, dialogues à dialogues sans un issu favorable, corruption en grande échelle, impraticabilité des routes dans plusieurs provinces du pays, déséquilibre de la monnaie. Peut-être, j’analyse contrairement la situation du pays par rapport aux autres, les congolais vivent l’histoire  du règne de Mobutu. Faudrait – il dire que Mobutu, roi du Zaïre,  est de retour en République démocratique du Congo ?